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 Les médicaments en psychiatrie

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Bearhug
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MessageSujet: Les médicaments en psychiatrie   Ven 22 Aoû - 14:05


Les médicaments utilisés en psychiatrie sont appelés des psychotropes. Ils agissent principalement sur le cerveau (système nerveux central) en y modifiant les diverses réactions chimiques et neuronales. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neurotransmetteurs, ou neuromédiateurs, dont les plus connus sont la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement normal des neurones. Lorsqu’ils sont en quantité anormalement importante ou au contraire insuffisante, ils peuvent entraîner des troubles, comme la schizophrénie, les troubles de l’humeur ou les troubles anxieux. Les médicaments psychotropes modulent les effets des neurotransmetteurs, ils améliorent ou stabilisent les anomalies de fonctionnement des cellules nerveuses.

Le médecin, psychiatre ou généraliste, après avoir identifié les symptômes de la maladie psychique par une approche diagnostique, propose un accompagnement psychologique et médical au patient pendant la durée du traitement (surveillance des effets secondaires, évaluation des effets thérapeutiques). Le soin médicamenteux nécessite une bonne alliance thérapeutique et une bonne connaissance scientifique. Une réévaluation régulière du bénéfice thérapeutique au fil de l’évolution de la maladie psychique est nécessaire.

On distingue cinq grandes classes de médicaments psychotropes :

  • Les neuroleptiques ou antipsychotiques
  • Les antidépresseurs
  • Les régulateurs de l’humeur ou normothymiques
  • Les tranquillisants ou anxiolytiques
  • Les hypnotiques


Par ailleurs, on peut citer également les antiépileptiques (qui traitent l’épilepsie) et les correcteurs (censés corriger certains effets indésirables).

Il est nécessaire d’accompagner le patient par un programme d’éducation thérapeutique portant sur la reconnaissance de sa maladie et l’identification des symptômes, mais également sur la connaissance de son traitement, des effets des médicaments sur les symptômes et des effets indésirables éventuellement. Ainsi, le malade peut mieux comprendre sa pathologie et apprendre à anticiper les risques et contraintes. La réussite de son traitement repose alors sur une meilleure collaboration entre le malade et l’équipe médicale.

Les troubles schizophréniques ou les troubles bipolaires nécessitent des traitements de longue durée (plusieurs années) qui permettent, en général, de prévenir les rechutes. Après 12 mois de traitement efficace, on peut souvent envisager un traitement d’entretien pour faciliter le degré d’acceptation du patient. Les autres médicaments psychotropes imposent un traitement limité dans le temps pour prévenir les effets d’accoutumance et de dépendance (12 à 20 semaines pour les anxiolytiques et antidépresseurs, 4 semaines pour les hypnotiques).

Il est important d’observer les effets thérapeutiques attendus, ainsi que les effets indésirables au début du traitement (sédation excessive, troubles digestifs, excitation, surveillance du poids). Il faut également respecter la surveillance biologique pour certains médicaments.

Un schéma thérapeutique simple (une à deux prises journalières), une bonne information du patient et de son entourage sur les effets attendus du traitement, une bonne compréhension et une reconnaissance du bénéfice du traitement facilitent l’observance du patient. Comme dans toutes les pathologies chroniques qui nécessitent un traitement de longue durée, il est nécessaire d’accompagner le patient par un programme d’éducation thérapeutique. Celui-ci portera sur la reconnaissance de sa maladie et l’identification des symptômes, mais également sur la connaissance de son traitement, des effets des médicaments sur les symptômes et des effets indésirables éventuels.

Les psychotropes ont fait l’objet de peu d’études fiables chez l’enfant, comparativement à la population adulte. Cette prescription peut s’avérer utile pour traiter certains symptômes (angoisses profondes, hallucinations, agitation, hyperactivité), mais doit être faite avec grande prudence et dans le cadre d’un suivi régulier.

Il est recommandé d’informer de son traitement tout autre praticien consulté (médecin, dentiste ou pharmacien) pour éviter d’accentuer certains effets secondaires avec d’autres traitements pris simultanément (traitement cardiologique, antibiotique, anti-inflammatoire,…). Des précautions particulières sont à prendre pour certaines pathologies comme la maladie de Parkinson ou l’épilepsie.

La consommation de drogues (cannabis, ecstasy, autres substances à risques) augmente les effets sédatifs des psychotropes et peut provoquer des hallucinations, des crises de panique, voire une rechute de la maladie psychique. La consommation d’alcool est déconseillée avec tous les médicaments psychotropes et généralement avec les autres médicaments. En effet, elle peut entraîner une somnolence excessive, augmenter les effets indésirables, le mal-être et l’angoisse. La consommation de tabac n’est pas non plus recommandée, car elle diminue l’efficacité de certains neuroleptiques.

L’addiction à un médicament est l’impossibilité répétée de contrôler sa consommation. Les patients souffrant d’une pathologie psychiatrique peuvent présenter une conduite addictive à certaines substances psychoactives. Sur le fond, le sevrage des médicaments toxicomanogènes est identique au sevrage d’autres substances psychoactives. Plus la durée de l’intoxication est longue, plus le sevrage sera long et la décroissance de la substance psychoactive lente. Comme pour l’alcool, il n’existe pas de traitement de substitution.
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