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 Comprendre la psychose hallucinatoire chronique

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Bearhug
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MessageSujet: Comprendre la psychose hallucinatoire chronique   Jeu 21 Aoû - 19:32


La psychose hallucinatoire chronique (ou PHC) est une affection psychiatrique. Il s'agit d'un délire chronique survenant à un âge avancé. Le mécanisme principal est hallucinatoire.

En France, et en Europe, il est considéré comme un trouble autonome distinct des autres troubles délirants. Il a commencé à être décrit par le psychiatre Gilbert Ballet en 1911. Les Américains ne lui reconnaissent pas de spécificité et le classent dans la catégorie troubles délirants persistants, avec la paranoïa et la paraphrénie ou bien dans le groupe des schizophrénies (« schizophrénie d'apparition tardive » ou en anglais : late onset schizophrenia) (DSM). Pourtant, il n'y a pas de syndrome dissociatif dans la psychose hallucinatoire chronique.

Le délire est chronique (plus de 6 mois). Il touche plus souvent les femmes (7 femmes pour un homme). Les personnes sont souvent isolées. Par définition la personne est âgée. Les thèmes sont multiples. Les thèmes de persécution sont fréquents. Il existe des hallucinations touchant les 5 sens. Un automatisme mental peut également être diagnostiqué. Dans ce syndrome décrit par de Clérambault, le sujet a l'impression que des personnes lui imposent des pensées ou peuvent lire dans ses pensées. Il peut être idéo-verbal, idéo-moteur ou idéo-sensitif. Il n'existe pas de syndrome dissociatif.

D'après l'école américaine, la schizophrénie d'apparition tardive se réfère à des épisodes délirants qui apparaissent à un âge de 40 à 64 ans. La schizophrénie d'apparition très tardive se réfère à des épisodes délirants qui apparaissent après 65 ans. Il est estimé que 15 % de la population avec une schizophrénie est d'apparition tardive et 5 % d'apparition très tardive.

Plusieurs des symptômes de la schizophrénie d'apparition tardive sont similaires de la schizophrénie d'apparition précoce. Cependant ces individus sont plus sujets à rapporter :

  • des hallucinations visuelles, tactiles ou olfactives ;
  • des idées de persécution ;
  • des délires de séparation, de morcellement ;
  • des commentaires à la troisième personne, ininterrompus : « Il pense qu'il a faim et que [...] »
  • des hallucinations auditives accusatrices ou grossières ;


Cependant, le clinicien trouve moins souvent :

  • un trouble du cours de la pensée ;
  • une diminution de l'affectivité ;
  • un syndrome paranoïaque.

Dans les schizophrénies d'apparition très tardive on retrouve plus souvent :

  • moins de troubles du cours de la pensée ou de troubles cognitifs ;
  • moins de symptômes négatifs (diminution du discours, de la capacité émotionnelle et de la motivation).



Le diagnostic positif est clinique. Un bilan de démence peut être nécessaire (évaluation cognitive ; test du MMS, élimination de la iatrogénie, TDM cérébral ou IRM cérébrale, dosages de TSH, vitamines B9, B12 et selon les cas sérologies de Lyme, VIH, syphilis)

L'évolution se fait de manière fluctuante, avec des moments de rémission relative suivis de moments d'aggravation. Les conséquences sont lourdes sur le plan personnel et social.

Il n'existe pas de traitement curatif. Cependant, un traitement médicamenteux symptomatique peut être administré. Ces traitements permettent des rémissions ou des atténuations symptomatiques significatives et parfois prolongées. Il s'agit de traitements neuroleptiques (par exemple : halopéridol, olanzapine, risperidone).

Une psychothérapie de soutien peut être associée, complétée éventuellement par une psychothérapie cognitivo-comportementale pour gérer certains épisodes aigus, et aider le patient à mieux comprendre et mieux anticiper les moments délirants psychoéducation. On peut proposer une information avec l'accord du patient de la famille pour lui permettre de mieux comprendre et de gérer la maladie, les risques et les facteurs déclenchants de décompensation, les effets indésirables des traitements.
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